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Le patrimoine

Le patrimoine archéologique

Le service d’archéologie du Conseil Départemental de Vaucluse souligne plusieurs zones de sensibilité archéologique connues à Cabrières d’Avignon :

SITES ARCHEOLOGIQUES RECENSES SUR LA COMMUNE

ZONES DE SENSIBILITE ARCHEOLOGIQUE


On a retrouvé un puits funéraire néolithique à proximité du hameau de Coustellet, ce puits contenait deux squelettes en position accroupie et du matériel funéraire : débris céramiques, percuteurs, lames et des ossements d’animaux.

Monuments et sites

L'église paroissiale

L'église paroissiale primitive d’origine romane, dont il reste deux arcades latérales contre le mur du château, fut rasée par l’évêque de Cavaillon après les évènements de 1545. Il en fit construire une nouvelle vers la fin du XVIe siècle : l’église « Saint Vincent » consacrée en 1587.
Elle a été conçue en style roman avec nef centrale, bas côtés voûtés d’arêtes avec une abside semi-circulaire. Le clocher carré avec une flèche à merlet a remplacé un clocher-arcade existant en 1597.

La chapelle Saint Eusèbe

Citée au début du XVIe siècle, elle fut dévastée durant les événements de 1545, puis restaurée ultérieurement ; on y faisait encore des processions avant la première guerre mondiale.

                       


Le château et ses fortifications

L’ancienne fortification est de plan vaguement rectangulaire. La hauteur moyenne actuelle est de 8m. Chaque angle était épaulé d’une tour circulaire, mais le mur ouest en possédait une supplémentaire qui devait surveiller l’entrée primitive. On remarque de nombreuses bouches à feu et archères.

           

Ce rempart qui doit trouver ses origines au XIIIe siècle ou au XIVe siècle remonte dans son ensemble au XVe siècle.Il est assez difficile d’assigner une date précise pour la construction du château, on peut penser qu’il date du XIe siècle/XIIIe siècle.
Un mur en opus spicatum témoigne néanmoins de son origine féodale. Il fut conservé, ainsi qu’une tour à archères, par Armauton de Montjoye dans la construction actuelle.
Il y a quelques années, le rempart et le château étaient dans un triste état, depuis certains murs et tours d’enceinte ont été restaurés, tout comme le château rénové.

              

Le mur de la peste

A la limite du territoire communal, du côté de Lagnes, on rencontre quelques vestiges du haut mur en pierres sèches élevé lors de la peste de 1720 pour empêcher toutes relations entre les pays contaminés et le Comtat.

Le mur de la Peste a été édifiée dans les Monts de Vaucluse afin de protéger le Comtat Venaissin lors de l'épidémie de peste qui frappa Marseille et une partie de la Provence (1720-1722). S'étirant sur 27 kilomètres, il est bâti en pierres sèches. Le long de ce mur, des guérites en pierres sèches accueillaient des gardes.

En mai 1720, la « Grande Peste » fut apportée, à Marseille, par le Grand Saint Antoine, dont l’affréteur, l’échevin Estelle, malgré un décès suspect signalé par le capitaine Jean-Baptiste Chataud, voulut absolument débloquer sa cargaison pour commercialiser ses soieries à la Foire de Beaucaire qui débutait le 20 juillet. La peste ne fut officiellement déclarée que 67 jours après l’arrivée du navire.

                    

En mars 1721, pour limiter la propagation de la maladie que les restrictions de circulation ne parvennaient pas à contenir, le oyaume de France, les territoires pontificaux d'Avignon et du Comtat Venaissin décident de se protéger par une ligne sanitaire matérialisée par un mur de pierres sèches entre la Durance et le Mont Ventoux, et gardé jour et nuit par les troupes françaises et papales empêchant tout passage. Les habitants furent ainsi réquisitionnés pour son édification, le mur devait empêcher toute relation entre le Comtat Venaissin et le Dauphiné encore épargné.

Malgré les barrières naturelles que représentaient la Durance, le Rhône, le Verdon, le Var, l’Eygues et l'Orb, auxquelles s’ajouta la "Muraille de la Peste", on a pu calculer que l’épidémie se déplaçait de 45 kilomètres par mois, en zone peuplée, avec des différences allant de 35 à 50 km / mois. Mais si le fléau atteignit les Préalpes et le Gévaudan, il ne dépassa pas Orange dans la vallée du Rhône et il s’arrêta aux portes de Saint-Genest-de-Beauzon, près de Largentière.

La peste atteignit Apt, le 25 septembre et Carpentras le 24 octobre 1720, où l’on exposa les reliques de saint Siffren et le Saint-Clou pour éloigner le fléau. 

Il y eut 126 000 morts en Provence, Comtat et Languedoc. En Provence, 81 communautés furent atteintes et sur une population de 293 113 habitants, il y eut 105 417 morts (36%) ; dans le Comtat, 6 communautés, soit 36 641 habitants et 8 062 morts (22%) ; en Languedoc, 84 communautés, soit 12 597 morts pour 75 377 habitants (16,7%). Marseille, la première touchée perdit la moitié de sa population, soit 50 000 morts.

Autres éléments archéologiques

Cabrières d’Avignon comprend aussi divers éléments architecturaux, qui témoignent du passé de la commune.

Nous trouvons : une colonne commémorant le massacre de 1545, l’oratoire de la vierge (1968), des vieux lavoirs, des fontaines, une citerne lavoir, des calvaires, des bories...

          

            

Des anciens calvaires sont établis aux intersections de différentes routes et chemins de la commune.

             

Les ouvrages en pierre sèche

Cabrières d’Avignon possède un grand nombre d’éléments en pierre sèche sur son territoire. Ces ouvrages constituent un patrimoine remarquable faisant partie intégrante de l’identité de la commune.

Ce patrimoine est constitué notamment de cabanes, de puits ou encore de cuves à vin.

Ces ouvrages sont essentiellement situés autour du village de Cabrières, notamment au Nord.

On remarque d’ailleurs une forte concentration d’ouvrage en pierre sèche sur les secteurs des Estelles, des Cabanes et du Resquelet.